DES CELLULES INTELLIGENTES

 Un peu d’anthropomorphisme; Comparons la biologie des cellules à celle des humains.

 

L’humain étant un organisme multicellulaire, il doit avoir naturellement, des comportements élémentaires en commun avec ses propres cellules. En modifiant néanmoins notre perception judéo-chrétienne pour comprendre cette analogie, un instant, nous pouvons nous réduire à la taille d’une cellule et nous envisager comme une communauté de 100 000 milliards de cellules (pour un adulte) – Réparties sur plus de 200 types.

 

Pour mieux comprendre la physiologie et le comportement des cellules:

 

        la plupart des structures de la cellule sont appelées organites ou organelles (organes miniatures en suspension dans un cytoplasme gélatineux). Les organites ont des fonctions qui équivalent à celles des tissus et des organes de notre corps et sont entourés de la membrane protectrice à l’extérieure. Ils comprennent un noyau contenant le matériel génétique (le plus grand organite), les mitochondries produisant l’énergie, l’appareil de golgi, les vacuoles etc. Les cellules d’apparence simple, emploient des technologies dont la science perce petit à petit les mystères. Il n’existe aucune ‘’nouvelle’’ fonction de notre corps qui ne soit déjà dans une cellule individuelle, telles que les systèmes nerveux, digestif, respiratoire, excrétoire, endocrinien, musculo-squelettique, cardiovasculaire, reproductif, ainsi que l’équivalent des téguments (la peau) et un système immunitaire primitif.

 

        Ces cellules intelligentes, recherchent activement les milieux favorables à leur survie, tout en évitant ceux qui leur sont toxiques ou hostiles. Comme l’humain, la cellule individuelle analyse les milliers de stimuli de son micromilieu pour adopter le comportement  qui assure sa survie. Elle est également capable d’apprendre de son expérience dans le milieu ou elle vit et de créer une mémoire cellulaire qu’elle transmettra à ses descendants.

 

Un exemple : Lorsque le virus de la rougeole infecte un enfant, une cellule immunitaire immature entre en jeu pour créer un anticorps protéinique contre ce virus. Dans ce processus, la cellule doit créer un nouveau gène qui servira de matrice pour fabriquer la protéine d’anticorps à la rougeole.  Bruce LIPTON – Mémoire cellulaire – Attaque virus! Bruce LIPTON – Mémoire cellulaire – Attaque virus!

 

 

Les origines de la vie cellulaire

 

 

    Des fossiles révèlent la présence d’organismes unicellulaires sur terre, 600 millions d’années après sa formation.

    Pendant les 2,75 milliards d’années qui suivirent, seuls des organismes unicellulaires vivant à l’état libre – les bactéries, les algues et les protozoaires amibiens- peuplaient la Terre.

    Depuis 750 millions d’années, ces cellules se transformèrent en organismes multicellulaires. Ces organismes qui formaient initialement des communautés éparses, constituées de dizaines ou de centaines d’organismes unicellulaires, passèrent à des colonies de millions, de milliards voir de millions de milliards de cellules socialement interactives. Ces communautés organisées en fonction de leur structure, sont des associations de cellules hautement organisées. Lorsque les cellules s’assemblent, leur conscience croit de manière exponentielle.

 

Faisons un petit calcul: Si l’on attribuait arbitrairement une valeur X  à la conscience de chaque cellule d’une colonie, la conscience de cette dernière aurait une valeur potentielle d’au moins X fois le nombre de cellules qui la composent.

 

        Ces communautés de cellules se sont partagé des tâches spécifiques. (Le processus de spécialisation cytologique, au stade de l’embryon, leur permet de former les organes spécifiques du corps).

        Ce modèle de différenciation s’est enchâssé dans les gènes de chaque cellule de chaque communauté pour augmenter l’efficacité de l’organisme, sa capacité de survie et sa qualité de vie.

 

Selon la théorie de LAMARCK, l’évolution est née d’une interaction ‘’instructive’’ et coopérative entre les organismes et leur environnement. Cette interaction permet à des formes de vie, de survivre et d’évoluer dans un monde ‘’dynamique’’, idem, un environnement en changement.Soyez curieux! Soyez curieux! 

       

        La théorie de LAMARCK se rapproche de la vision des biologistes cellulaires de notre époque, si l’on reprend l’exemple des systèmes immunitaires s’adaptant à leur environnement – la rougeole.

        Les scientifiques ont remarqué et comprennent que la ‘’coopération’’ joue un grand rôle dans la viabilité de la biosphère, que les animaux ont ‘’coévolué’’  en continuant de coexister  et que de nombreuse bactéries sont essentielles à notre santé, ex : bactéries de l’estomac, de l’intestin pour la digestion ou pour absorber les vitamines essentielles à la vie.

        En science du génome, il s’avère que les organismes s’intègrent à leur communauté cellulaire en partageant leurs gènes mais aussi entre les membres de communautés différentes. Il n’est plus possible de définir avec certitude ce qu’est une espèce. Etant donné le partage des gènes, on ne peut plus concevoir les organismes comme des entités isolées. Le partage de l’information génétique par transfert de gènes, accélère l’évolution par l’expérience acquise à partir d’autres organismes. (NITZ et AL.2004 ; GOGARTEN 2003)

 

Ce partage d’information n’est pas accidentel, c’est un facteur d’amélioration de la survie de la biosphère. Les gènes sont la mémoire physique de l’expérience acquise par un organisme

 

        Récemment acquiescé, l’échange de gènes entre individus, disperse ces mémoires et influence la survie de tous les organismes composant la communauté vivante. Les dangers du génie génétique deviennent évidents. (Héritage, 2004 ; NETHERWOOD et AL, 2004)

 

 Page 1: LES CROYANCES REVUES PAR LA BIOLOGIE – LA MAGIE DES CELLULES Page 3: LES EFFETS DE L’ENVIRONNEMENT SUR NOS GÈNES 
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