L’HISTOIRE DE L’HYPNOSE AU TRAVERS DES ÂGES

Et tout à commencé,

Il y a plus de 5000 ans (- 3200 ans avant notre ère).

  • Il semblerait que les Sumériens pratiquaient déjà l’accompagnement par la parole.

On retrouve les premières traces écrites de soin par la parole en Mésopotamie. Un manuscrit ‘cunéiforme’ sumérien décrit des guérisons obtenues par le biais d’états modifiés de conscience. Les trois étapes de transes hypnotiques (re)découvertes au 19ème siècle par Charcot, y sont déjà expliquées : La léthargie, la catalepsie, le somnambulisme (Induction ; plateau thérapeutique ; sortie de transe). 

  • Un papyrus découvert par Edwin Smith à Louxor en 1862 qui fut acheté ensuite par l’égyptologue allemand Georg Moritz Ebers, à qui il doit son nom ‘’le papyrus Ebers’’ et sa traduction, dénombre presque 900 procédés médicaux, dont ce qui ressemble beaucoup à de l’Hypnose. Il est l’un des plus anciens traités médicaux qui nous soit parvenu : il aurait été rédigé au xvie siècle avant notre ère, pendant le règne d’Amenhotep Ier ou Amenhotep III au xive siècle  ou xve siècle avant notre ère (date variable selon les égyptologues) on y découvre la phrase « Pose ta main sur la douleur et dis que la douleur s’en aille.

  • 1 000 ans avant notre ère, sous le règne de Ramsès II, troisième pharaon de la XIXe dynastie, nous découvrons la description d’une séance ‘’d’hypnose’’ sur une stèle en Egypte en 1972 (il serait dit que le pharaon utilisait les techniques hypnotiques pour motiver ses soldats avant de partir au combat).

Au IIIème siècle, en Egypte, un manuscrit (traduit et publié par Emil Brugsch en 1893) relate l’existence de ‘’temples du sommeil’’ sous Ramsès II où les gens sont mystérieusement soignés. Les prêtres de ces temples parlaient à l’oreille de leurs patients assoupis, leur offrant de ‘’douces paroles guérissantes’’.

  • La pratique métaphorique et hypnotique des taoïstes (Lao-Tseu 6ème siècle avant notre ère)

Le long voyage du roi Mou de Tchéou. 

Dans le livre de Lie Tseu, Le Vrai Classique du vide parfait, quand le roi Mou de Tcheou se réveille après son très long et beau voyage en compagnie d’un magicien de sa cour, «il regarda devant lui, et vit que sa coupe n’était pas vidée et que les mets n’étaient pas refroidis. Le roi demanda à son entourage ce qui s’était produit. Son entourage lui dit : «le roi est resté ici, un moment silencieux.»

«Revenu à lui, le roi s’enquit auprès du magicien sur tous ces événements. Celui-ci dit : «je voyageais avec toi en esprit, ô roi, était-il nécessaire que le corps se meuve ? Le séjour là-bas n’était pas moins réel que les châteaux du roi ici. Toi, ô roi, tu ne te fies qu’à ce qui t’est familier et tu doutes de la réalité de ces apparitions fugitives. Mais considère que la Force Transformatrice en sa toute-puissance peut à tout moment leur donner forme à tes yeux.»

  • Les pythies de la Grèce antique également appelées Pythonisses dévoilaient, en transe, leurs oracles ‘’ les oracles du temple d’Apollon’’ au VIème et Vème siècles avant notre ère. « Connais-toi toi même et tu connaîtras l’Univers et les dieux » figurait sur le fronton du temple de la pythie de Delphes, un sanctuaire panhellénique, situé au pied du mont Parnasse.
  • -580 -495 avant notre ère, Pythagore, entre autre, affirme que les nombres sont les « particules de l’âme » (définition de la conscience en tant que champ d’informations) et il admettait l’existence d’un fluide subtil émanant de tout le corps. Il décrivit aussi les trois strates de fonctionnement du cerveau comme le fera Paul D. Mc Lean en 1969.

◊   le cerveau reptilien(paléo-cortex) : cerveau primitif assurant les comportements et réflexes nécessaires à la survie (faim, soif, reproduction, réflexe de fuite, combat avec risque mortel) ;

◊   le cerveau limbique(cortex) : cerveau « émotionnel » gérant nos comportements en société « mammifère » (notamment les différents rituels : intimidation, affrontement, séduction, soumission, etc.) ;

◊   le néocortex: cerveau « intelligent » permettant l’analyse, le langage, l’anticipation d’actions, la pensée abstraite.

  • Au Vème et IVème siècle avant notre ère, Socrate explique que parler aux gens d’une voix terne ‘’terpnos logos’’, les met en état de réceptivité, d’ouverture d’esprit. Il se décrivait lui-même comme « accoucheur d’âmes» avec ‘’la maïeutique’’ qui est donc l’art d’accoucher les esprits, de leur faire enfanter la vérité.
  • Au IVème siècle avant notre ère, Antiphon d’Athènes, était l’un des dix grands orateurs attiques. Le frontispice de sa maison annonçait qu’il avait le pouvoir de ‘’guérir par les mots’’ et il estimait que chez tous les hommes, la pensée gouverne le corps pour la santé, la maladie et tout le reste.
  • Platon reprendra aux philosophes présocratiques le concept d’idées aux IVème et IIIème siècle avant notre ère. Ce sera le pivot de son ‘’mythe de la caverne’’ (La République) où il enseigne la mécanique d’un univers bâti sur la conscience de l’information (retrouver en physique quantique au début du XXème siècle).
  • A travers les siècles, en Europe, Druides et Prêtres, jusqu’au fond de l’Afrique, l’Amérique, l’Australie et la Banquise (Sorciers, Chamans…) par l’utilisation d’incantations et de breuvages, accèdent à l’expression des « volontés divines ». Partout on trouve des coutumes de soins et des rituels qui induisent certains éléments de notre hypnose thérapeutique moderne. La culture Hindoue par la méditation profonde, accède à des pouvoirs curatifs.
  • En 1529, Paracelse, docteur et alchimiste suisse, joua un rôle considérable dans l’histoire de la médecine, de la philosophie, de l’alchimie, mais aussi dans la transe hypnotique. Selon lui, le malade guérit grâce à un « fluide réparateur » circulant d’un individu à l’autre. Il livre les premières données scientifiques sur le «Magnétisme Animal», tel que l’appellera plus tard Mesmer.
  • Le père Johann Joseph Gassner 1727 – 1779 (théologien et exorciste Autrichien) est considéré comme le précurseur de la thérapie, avec son exorcimus probativus (exorcisme probatoire), assez proche de plusieurs thérapeutiques reconnues actuelles. Il devint célèbre en affirmant pouvoir « expulser les démons » et soigner les malades par la seule prière.

L’hypnose contemporaine

L’hypnose contemporaine naît avec la théorie du magnétisme animal de Franz Anton Mesmer.

  • Franz Anton Mesmer (1734-1815), marque la transition entre magnétisme et science. Ce médecin Allemand reprenant les travaux de Paracelse, de Van Helmont, de Maxwell et bien d’autres, publie en 1766 sa thèse de doctorat : «dissertatio physico-medica de planetarum influxu » ( Dissertation physico-médicale de l’influence des planètes). La thèse de Mesmer s’appuyait sur diverses traditions : les idées paracelsiennes, l’astrologie et certaines présentations de la philosophie newtonienne, afin de démontrer l’existence d’un fluide magnétique jouant un rôle central dans le comportement des êtres vivants et différent du fluide magnétique responsable du magnétisme du fer et de l’acier.
  • En 1773, Mesmer met en pratique son idée de l’existence d’un fluide universel, en appliquant les travaux du Père Jésuite Maximilian Hell avec des plaques aimantées comme les médecins anglais le faisaient. Le fluide est alors minéral mais deviendra animal suite à une polémique sur la paternité du procédé avec Hell. Mesmer pense alors qu’à la manière du magnétisme minéral (aimants), il pourrait extirper les maladies du corps de la personne.

     Son postulat: un fluide physique (apparenté au magnétisme) emplit l’univers servant d’intermédiaire entre l’homme, la terre, les corps célestes et entre les hommes eux-mêmes.

◊   Ce fluide diffusé en tout lieu est capable d’être canalisé, distribué (par des passes Mesmériennes) (le Mesmérisme) et ainsi provoquer une salutaire libération par toute manifestation de mouvements (crise magnétique). «Sans la présence du thérapeute le métal à lui seul n’est rien» dit Mesmer en 1775, soulignant pour la première fois la nécessaire présence animale. Il déclara avoir trouvé le secret de concentrer en lui-même ce fluide et de le diriger par la main ou par le regard, pour en compenser le défaut dans le corps des malades et restaurer leur santé.

Il arrive à Paris en 1778. Mozart et la Reine Marie-Antoinette notamment, auraient figuré parmi ses patients.

Bien que condamné, le Magnétisme Animal (appelé aussi Mesmérisme) se développe, diffusé par la Société de l’Harmonie Universelle qui fut créée en 1783 par Mesmer.

En 1784, à la demande de Louis XVI, le gouvernement nomme deux Commissions Royales d’Enquête composées de médecins et de scientifiques.

Le rapport conclut rapidement qu’il n’y avait aucune évidence scientifique du phénomène et que les effets observés étaient le fruit de l’imagination.

À la suite de la publication du rapport, Mesmer quitta Paris en 1785

Mais il reste précurseur par la mise en pratique de méthodes d’induction, d’états modifiés, par son approche fluidique de la relation à l’autre.

  • 1784, Le marquis Armand Marie Jacques Chastenet de Puységur découvre la transe somnambulique, état modifié de conscience qu’il appelle somnambulisme magnétique, en magnétisant un berger. Il déclare que le soignant par sa volonté n’est qu’un vecteur et que le travail de guérison est effectué par les patients eux-mêmes.
  • Un autre disciple de Mesmer, L’Abbé de Faria, moine portugais, célèbre pour son apparition dans le Comte de Monte-Cristo, de Dumas, donne un cours en 1813 sur le sommeil lucide dans la continuité du travail de Puységur, critiquant la notion de fluide Mesmérien. Les verbalisations sont autoritaires, très suggestives «Tout se passe dans la tête du sujet». Il donne ses démonstrations dans tout Paris et pose les premiers fondements de ce qui deviendra « l’École de Nancy », en insistant sur la prépondérance de la suggestion. Ainsi naît le «sommeil lucide», qui deviendra l’Hypnose.

De Faria marque un tournant, l’effet obtenu ne prend pas sa source dans un fluide externe mais tout se passe dans la relation à l’autre, d’homme à homme.

Retour en force et évolution du mesmérisme au début du XIXème siècle
  • 1824, quarante ans après Puységur, Deleuze codifie la pratique du magnétisme de Mesmer et le propulse au premier rang des thérapies de l’époque. Partout en Europe, dans les cours royales et impériales, on soigne par Mesmérisme.
  • 1829, Cloquet réalise la première ablation d’un sein sous hypnose (bien que le mot n’existait pas encore à l’époque)
  • 1837, le rapport Husson réhabilite le « magnétisme » de Mesmer. Toutefois, il ne sera pas publié, par crainte du ridicule (la méthode étant trop impalpable).
  • Le Dr James Braid, chirurgien Ecossais, découvre les techniques du « magnétisme animal » au cours d’une démonstration du magnétiseur Français Lafontaine. Il posera alors les bases scientifiques de ce qu’il nommera en 1841 « Hypnose » et en 1843 il publie « Neurologie, traité du sommeil nerveux ou hypnotisme ».

Il souligne, dans un premier temps, l’importance de la fixation d’un point pour provoquer une léthargie, puis comprend que des suggestions verbales peuvent provoquer le même effet « sommeil nerveux ».

Il crée alors la notion de « Monoïdéisme » : selon lui, la transe hypnotique survient lorsque le patient est concentré sur une seule et unique idée. Il lui est attribué la paternité de l’hypnotisme malgré son emploi par Etienne Félix de Curvilliers en 1819.

  • A la même période : John Elliotson, professeur de Chirurgie et inventeur du stéthoscope, introduisit l’utilisation de l’Hypnose en hôpital, dans le cadre des anesthésies.
   L’utilisation de l’hypnose en chirurgie s’élargit :
  • Avant le milieu du siècle, le docteur Parker du Mesmeric Hospital de Dublin relate plus de 200 opérations sous anesthésie hypnotique
  • A la même période, à Calcutta, le chirurgien Ecossais James Esdaile, pratique de nombreuses opérations sous hypnose (ou plutôt, analgésies ou anesthésie mesmériennes).
  • 1845 : amputation d’une jambe par  Alexandre Loysel de Cherbourg ;

◊   C’est l’âge d’or de l’hypnose clinique, jusqu’à l’invention, en 1846, du chloroforme.

◊   Pendant ce temps, aux États-Unis se créée la « Société du Magnétisme».

  • 1859 : abcés sous anesthésie hypnotique par Paul Broca et Eugène Follin.
  • 1866, Ambroise-Auguste Liébault, médecin de campagne et Hypnothérapeute, convainc le professeur Hippolyte Bernheim de l’importance de l’Hypnose et en particulier de la suggestion verbale.
   C’est le début de l’École de Nancy
  • 1889: analgésie pour le travail et l’accouchement par Liébeault.
  • 1878, Jean-Martin Charcot, Neurologue, ayant découvert l’Hypnose lors d’un spectacle, fonde l’École de la Salpêtrière :

◊   Dans le service ou Charcot travaillait, il ne voyait que des personnes souffrant d’hystérie et ne faisait ses expériences que sur elles. Ce sont ses étudiants ou bien des hypnotiseurs de spectacle comme Donato qui s’en chargeaient souvent par des moyens barbares (inductions mécaniques ; flashs visuels ; frayeur ou injections chimiques). C’est le début de la bataille d’écoles ‘la Salpêtrière-Nancy : ‘’état pathologique’’ décrit par une autorité médicale de l’époque, contre ‘’état naturel’’ par la très avancée école de Nancy qui ne se termina qu’un siècle plus tard. La science trancha en faveur de ‘’Bernheim’’ (zones cérébrales dédiées aux Etats Modifiés de Conscience naturellement présentes chez chacun).

  • 1885, Sigmund Freud, âgé de 29 ans, effectue un stage à la Salpêtrière pendant quatre mois, auprès de Charcot. Il se convainc lui aussi de la réalité de l’Hypnose lors d’un spectacle, et fonde sa compréhension, révolutionnaire pour l’époque, des processus psychiques (notion d’Inconscient). Il achèvera sa formation en Hypnose à Nancy avec Bernheim, en 1889, mais ne maîtrisera jamais vraiment les techniques hypnotiques, qu’il abandonnera (à l’époque trop autoritaires, et ne correspondant plus à ses recherches) au profit de l’approche analytique qui fera son succès, il conceptualise la psychanalyse.

◊   Devant le succès grandissant de la psychanalyse, l’hypnose s’incline mais ne se couche pas.

Ébullition de la fin du XIXème siècle
  • 1889, se tient à Paris (Hôtel Dieu) le premier congrès international de l’hypnotisme expérimental et thérapeutique, avec la participation des plus grands noms de l’époque : Liébault, Bernheim, Charcot, Janet (le père de la Psychologie clinique), Richet, Freud, Babinski, William James (père de la Psychologie américaine).
  • 1891, en Russie, Tokarski, connu pour ses travaux sur la mémoire, inaugure le premier « Cours d’Hypnose et de Psychologie physiologique » à l’université de Moscou.
  • Un peu plus tard, Ivan Petrovitch Pavlov, à travers son étude du système nerveux supérieur, élabore sa théorie de l’Hypnose.

En France, le professeur Bernheim donne naissance au terme « Psychothérapie », qui désigne sa méthode basée sur la suggestion hypnotique.

   ♦   L’hypnose commence à être vue comme un état physiologique.

1900, en France, Émile Coué, pharmacien Nancéien, après avoir appris les techniques de l’Hypnose auprès de Liébault (importance de la suggestion), répand sa célèbre « Méthode Coué » dans le monde entier.

   ♦   C’est également la naissance de « L’auto-hypnose »
Face à la montée en puissance de la médecine, l’hypnose passe un moment de mode
  • 1919, l’Hypnose est passée de « mode ». En France, Pierre Janet poursuit seul ses travaux en combinant les avancées de Ribot et de Charcot. Il substitua le terme ‘’Inconscient’’ par ‘’Subconscient’’ afin d’éviter l’amalgame entre certains travaux philosophiques et la psychologique clinique. C’est Janet qui découvre aussi le phénomène de la régression.
  • A la même période, Bykov, élève de Pavlov, jette les bases de la médecine psychosomatique et démontre que toute une série d’affections (comme l’ulcère à l’estomac, l’hypertension artérielle, l’asthme…) peuvent avoir des causes psychiques
  • Aux Etats-Unis, le psychologue Clark L. Hull, professeur et mentor de Milton H. Erickson, mène de nombreuses expériences sur l’hypnose, jugée tout à fait normale à la psyché humaine.
  • Entre 1905 et 1932, J.H. Schultz conçoit le ‘’Training autogène’’, inspiré des techniques d’hypnose d’ Oskar Vogt (1900).
  • En 1957, en Russie, K.I.Platonov analyse analyse l’importance des mots chez les sujets en état hypnotique.

Expérience : Platonov démontre qu’il est possible d’accélérer la coagulation du sang et la cicatrisation d’une plaie ouverte, chez un sujet en transe hypnotique, au son d’un métronome. Ensuite, le seul son du métronome, en état de conscience, suffit à faire coaguler le sang. Dans la continuité, on se rend compte que le mot ‘’métronome’’ produit le même effet. Le cerveau humain est donc capable de se servir d’abstraction pour modifier son équilibre.

Platonov, associé à Velvoski et Nikolaîev abouti à la mise en place de la méthode d’accouchement ‘’psycho-prophylactique’’ (sans douleur)

La réinvention de l’hypnose avec Erickson
  • Milton Hyland Erickson né en 1901, psychiatre américain, « père de la communication moderne » pour l’école de Palo Alto, révolutionne la vision de l’hypnose et de la thérapie brève, la pratiquant de manière plus douce et moins dirigiste ; C’est la ’’relation hypnotique’’. C’est un foyer de ressources, le patient ne sait pas qu’il sait déjà, inconsciemment, ce que son conscient ignore.

Ses membres et élèves (Bateson, Watzlawick, Weakland, Haley, Zeig, Rossi…) ont largement popularisé et fait évoluer sa pratique, avec entre autres l’apparition de la (PNL) Programmation Neuro-Linguistique inventée par Bandler et Grinder dans les années 1970.

  • 1937, l’hypnose Ericksonienne est née et va grandir grâce aux élèves d’Erickson tels que Jay Haley, Jeffrey Zeig ou Ernest Lawrence Rossi qui vont s’intéresser à ses fondements psychobiologiques.
  • 1959, John Bowbly, psychiatre et psychanalyste, présente sa théorie de « l’attachement »
  • Dès les années 70, les travaux d’Erickson seront poursuivis par son élève Ernest Lauwrence Rossi qui supprime les suggestions métaphoriques et indirectes en privilégiant le ‘présent’.

Aujourd’hui, Rossi s’est tourné vers les neurosciences pour comprendre les mécanismes des ré-associations permises par la psychothérapie

  • 1971, Léon Chertok, psychiatre et psychanalyste de nationalité française, qui s’est vaincu des années durant pour la reconnaissance de l’Hypnose thérapeutique, inaugure dans la capitale le Cabinet d’Hypnose Expérimentale.
  • 1979, Daniel Araoz, Sexologue , Sexologue et Hypnothérapeute, baptise cette forme de travail hypnotique : « Nouvelle Hypnose ».
  • A la même époque, des gens comme le docteurs Malarewicz, ou Alain Cayrol (premier Enseignant Français certifié en Hypnose Ericksonienne et en PNL), avec l’appui de Jeffrey Zeig, Richard Bandler et John Grinder, importent cette « Nouvelle Hypnose » en France.
  • 1983, François Roustang, psychanalyste, se forme à l’hypnose et quitte définitivement la psychanalyse en 1986. Il donne ses lettres de noblesse à l’hypnose « La transe est un moment de partage, ici et maintenant »; « Une rencontre se Soi avec L’Autre et de Soi avec Soi-Même » ; le lâcher-prise.Fin des années 90, Éric Bardot, psychiatre, pédopsychiatre et psychothérapeute, se réfère à l’approche systémique et intègre les travaux sur l’attachement de John Bowlby et sur l’intersubjectivité de Daniel Stern, des apports de l’hypose Ericksonienne des thérapies brèves – Palo Alto, le solutionnisme de Steve De Shazer, l’approche stratégico-constructiviste de Giorgio Nardone, l’approche narrative de Mickaël White – avec le protocole cognitiviste de l’EMDR de Francine Shapiro.

 La modélisation HTSMAHypnose Thérapies Stratégiques et Mouvements Alternatifs – est née et toujours en évolution. Une thérapie du présent orientée vers le futur, engage patient et thérapeute dans une expérience partagée qui mobilise à la fois la sensori-motricité, l’imaginaire et l’esprit. Le passé est orienté vers le présent.

Une dernière tendance dés 2001 : « l’Hypnose Humaniste ». Olivier Lockert, président de l’Institut Français d’Hypnose Ericksonienne présente, dans son livre ‘’Hypnose’’, l’utilisation des outils de l’Hypnose Ericksonienne dans un esprit résolument ‘’Humaniste’’. Les ouvrages qui suivront (Core Gem, HypnoPoches, etc) continueront de présenter ce qui convient désormais d’appeler « l’Hypnose Humaniste ». Une philosophie globale de la vie, basée sur l’utilisation des différents états de conscience que nous vivons tous, la compréhension des croyances qui génèrent notre perception de la vie et un but majeur : retrouver l’Unité, tant au niveau personnel qu’humain.

Ce type d’inductions et de techniques sont en réalité employées depuis longtemps, sans avoir été auparavant ainsi catégorisé.

Il s’agit de développer une hypnose plus en élévation de conscience qu’en dissociation.

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